Percée finale à Nedre Røssåga

18.01.2016 | actualités

Le 10 décembre dernier, a marqué la fin de la percée de la galerie d’amenée qui desservira la centrale hydroélectrique de Nedre Røssåga. Cet événement spectaculaire n’a pas manqué d’être fêté et immortalisé en images.

Le tunnelier (TBM), surnommé « Iron-Erna », est la première machine de ce type utilisée en Norvège depuis le début des années 1990. L’engin, qui avait commencé son ouvrage en 2014, s’est frayé un chemin dans la roche sur une distance de 7,5 km. L’excavation de la galerie d’amenée de la nouvelle centrale est ainsi achevée. La percée, intervenue à 18 mètres de profondeur, a été retransmise par vidéo en direct sous une tente installée en surface. Plusieurs allocutions ont été prononcées, en présence de représentants de Statkraft, de son sous-traitant LNS et du fabricant du tunnelier, la société Robbins.

Une étape-clef

« Il s’agit d’une étape importante pour le chantier de Nedre Røssåga, l’un des projets de rénovation du parc hydroélectrique norvégien les plus importants actuellement en cours. C’était émouvant d’être témoin de ce moment, de voir la machine avancer à travers la montagne sur ce dernier tronçon de tunnel », commente Mme Hilde Bakken, Directrice, responsable du département Production électrique.

L’utilisation d’un tunnelier dit « full-face » présente plusieurs avantages par rapport à la méthode d’excavation traditionnelle qui fait appel aux explosifs. Elle permet de réduire légèrement le diamètre du tunnel, diminuant ainsi le volume de matières non compactes à traiter. Avec le tunnelier, on obtient en outre une surface de découpe plus lisse, et donc des frictions et des pertes de charge moindres.

Des réinvestissements d’importance majeure

M. Jon Ulrik Haaheim, responsable du développement du segment Hydroélectricité nordique, s’est également exprimé durant la cérémonie : « La centrale de Nedre Røssåga a été mise en service en 1950. Statkraft procède actuellement à une modernisation conséquente de cette installation. Nous entrons dans une période d’investissements majeurs sur des sites existants en Norvège, ceci dans le but de sécuriser la production et la flexibilité de fonctionnement des centrales pour de nombreuses générations à venir. »