Statkraft lance, en Suède, une cartographie écologique du fleuve Ljungan

07.05.2014 | actualités

Centrale de Viforsen.

Statkraft lance, en collaboration avec d’autres acteurs locaux, un projet pour étudier l'écologie du fleuve en aval de la centrale de Viforsens.

L'objectif du projet est d'évaluer la façon dont les caractéristiques physiques, telles que le débit d'eau et la structure du lit du fleuve, influent sur les écosystèmes. Il s’agit aussi de mesurer l’état biologique du fleuve, par le suivi et l’analyse d’indicateurs tels que la densité des différentes espèces de poissons, et à identifier des solutions pour améliorer les conditions environnementales.

Les autres acteurs, invités à se joindre à ce projet, sont les représentants du secteur agricole, Hushållningssällskapet, les pêcheries de l’est et du nord du Ljungan, la municipalité de Sundsvall, l’association des producteurs hydroélectriques du Ljungan, Vattenregleringsföretagen, et la fédération locale des pêcheurs, Ljunganfiskarna. Statkraft les invite à partager et à mutualiser leurs connaissances. Au programme : une réunion de deux jours incluant des visites sur sites, en particulier les zones de prédilection du saumon, ou bien encore des zones particulièrement exposées à l’aval des centrales.

« Le dialogue entre les parties prenantes qui ont tous des intérêts différents dans le domaine de l'eau est important. C'est pourquoi nous avons choisi de mettre en œuvre le projet en unissant conjointement nos forces. En outre, cela favorise une meilleure compréhension entre les parties prenantes et constitue une base de travail commune pour allier production d'énergie et respect de la qualité des rivières », déclare Angela Odelberg, coordinatrice environnement chez Statkraft, à l'initiative du projet.

Cette initiative fait suite à une non-conformité signalée en Août 2013 à l'administration du Comté, par Statkraft et par l’association de défense de l’environnement Älvräddarna.

« Statkraft applique « le principe de tolérance zéro » concernant les écarts liés à l’exploitation des cours d'eau et signale spontanément tous les écarts à l'administration du comté. Nous assumons la responsabilité de nos impacts écologiques, mais nous ne sommes pas le seul acteur affectant les niveaux d'eau dans la rivière Ljungan. Tous les acteurs locaux qui opèrent dans la région sont dépendants les uns des autres. C'est pourquoi nous avons lancé ce projet. Nous espérons et croyons que l'autre centrale hydroélectrique située sur la Ljungan se joindra également au projet », dit Angela Odelberg.

Les études sur le terrain débuteront au printemps 2014 et se poursuivront pendant toute l'année. Statkraft prévoit de présenter les résultats du projet vers la fin 2014 / début 2015.