Statkraft à la conférence Zero12

20.11.2012 | actualités

Christian Rynning-Tønnesen, PDG de Statkraft

« La Norvège pourrait être l’exemple à suivre en matière de politique climatique », a estimé M. Christian Rynning-Tønnesen, lors de la conférence environnementale Zero12 qui s’est tenue le 19 novembre, à Gardermoen, dans les environs d’Oslo manifestation dont Statkraft est l’un des principaux sponsors.

Parmi les intervenants les plus attendus lors de cet événement annuel figuraient Kofi Annan, le Premier Ministre norvégien Jens Stoltenberg et le Ministre de l’Environnement Bård Vegard Solhjell. Plus d’un millier de participants étaient présents lorsque le PDG de Statkraft, M. Christian Rynning-Tønnesen, a mis en évidence le rôle revenant à Statkraft dans la résolution des problèmes climatiques auxquels est confronté le monde.

M. Rynning-Tønnesen a introduit la conférence par une projection d’images des dégâts provoqués par la tempête Sandy dans les environs de New York :

« Je me suis rendu à new York alors que la ville, quelques jours auparavant, venait d’être frappée de plein fouet par la tempête. Voir tout le Sud de Manhattan dévasté avait réellement de quoi impressionner. Il est bien entendu difficile d’affirmer que telle ou telle tempête, tel ou tel ouragan, soient le résultat du changement climatique. Les événements météorologiques extrêmes ne sont pas une nouveauté. Mais ce qui est nouveau (les archives scientifiques le prouvent), c’est la fréquence accrue à laquelle se produisent les catastrophes naturelles – et l’augmentation de leurs effets. Aux États-Unis, leur nombre a triplé au cours des trente dernières années. Et les conséquences financières du phénomène s’amplifient. Les plus grandes puissances économiques du monde se trouvent dans les zones les plus exposées aux catastrophes naturelles.

Par ailleurs, la planète a besoin d’une plus grande quantité d’énergie. La demande augmente, et de plus en plus d’êtres humains parviennent à sortir de la pauvreté. Le défi consiste à la fois à produire davantage d’énergie propre, à utiliser cette énergie de manière efficace, et à fixer au plus haut les prix du carbone, afin d’éliminer les combustibles fossiles.

Ce scénario exigeant comporte tout-de-même une bonne nouvelle : alors que les coûts engendrés par les catastrophes naturelles augmentent, ceux des énergies renouvelables évoluent à la baisse. L’hydroélectricité est très bien placée, grâce à sa forte rentabilité, à sa souplesse, et parce qu’elle est, selon le Groupe d'experts intergouvernemental (GIEC), la source d’énergie la plus propre. Le prix de l’éolien, qui a diminué de manière significative, est en passe de devenir compétitif, et nous assistons dans le même temps à une révolution concernant le coût de l’énergie solaire.

L’hydroélectricité est au cœur de l’activité de Statkraft, et tous nos nouveaux projets ciblent des énergies renouvelables, que ce soit l’hydroélectricité elle-même, l’éolien ou le chauffage urbain », a poursuivi M. Rynning-Tønnesen.

Le Président de Statkraft a terminé son propos en évoquant le rôle du groupe et celui de la Norvège dans la révolution énergétique à laquelle nous assistons aujourd’hui.

« En tant que premier producteur d’énergie renouvelable d’Europe, Statkraft se doit d’assumer un rôle central dans ce contexte, et elle ne s’y dérobera pas. Les années à venir seront porteuses de grandes opportunités pour les industries vertes. La Norvège part sur d’excellentes bases, avec une proportion d’énergies renouvelables importante, et un savoir-faire technologique considérable. Nous bénéficions en outre d’un système politique stable et de ressources financières conséquentes. La Norvège a tous les atouts en mains pour devenir l’exemple à suivre en matière de politique climatique.

La réussite passera par l’alliance de l’activité industrielle, de la technologie et de la volonté politique », a conclu M. Rynning-Tønnesen.