De nouveaux projets à la lumière de la responsabilité sociale

21.09.2011 | actualités

Cakit power plant under construction in January 2010

Les nouveaux projets lancés par Statkraft en Albanie, au Laos ou (ici) en Turquie, se trouvent confrontés à une série de défis qui exigent de solides règles en matière de responsabilité sociale des entreprises.

Interview du magazine interne People & Power

On ne saurait construire de nouvelles installations hydroélectriques sans impacter les environs des sites choisis. Des règles fiables sont donc indispensables pour garantir une réalisation aussi responsable que possible.

Le terme de « responsabilité sociale des entreprises » (en anglais : « corporate social responsability ») couvre les principes relatifs aux effets sociaux et environnementaux induits par nos activités, pendant la phase de programmation des travaux comme lors de l’exploitation. Statkraft travaille selon les normes norvégiennes depuis plus d’un siècle – mais que se passe-t-il lorsque nous nous engageons dans des projets à l’étranger ? Les principes à appliquer sont-ils alors les mêmes ?

« Au cours des dix dernières années, une série de standards a été mise au point, à l’adresse des acteurs du secteur hydroélectrique comme des institutions de prêts, tels la Banque mondiale, pour garantir la prise en compte des aspects sociaux et environnementaux dans le cadre des projets de grande envergure. Nous avons à cœur de respecter ces standards internationaux, avant même de chercher à nous doter de nos propres règles », explique Mme Rachel Groux Nürnberg, du département Responsabilité sociale, Santé et sécurité au travail de Statkraft.

Des principes universellement reconnus

L’éthique en vigueur chez Statkraft exige non seulement que la société agisse dans le respect des lois et réglementations norvégiennes, mais qu’elle en fasse autant dans les autres pays où s’exerce son activité. Notre politique veut en outre que nous nous conformions aux conventions et lignes directrices internationales. Certains de ces standards ont un caractère général, visant des problématiques universelles. Citons pour exemple le plus caractéristique, le Pacte mondial des Nations Unies, constitué de dix principes sur les thèmes des droits de l’homme, des normes en matière de conditions de travail, d’environnement et de refus de la corruption. Statkraft en est signataire, comme plus de 8 000 sociétés, dans 130 pays différents. C’est à Kofi Annan que revient le mérite d’avoir lancé ce pacte en 1999, par souci de mettre en lumière les questions principales sur lesquelles doit se porter l’attention des entreprises, face à la profusion parfois confondante des conventions et organisations chapeautées par les Nations Unies.

Travail des enfants, corruption

Le Pacte mondial s’attaque à toutes les pratiques contraires aux droits de l’homme. Éviter la discrimination entre les employés, le travail des enfants, la corruption, et anticiper les effets environnementaux, tels sont, entre autres, ses préceptes essentiels. Autre ensemble de règles auquel Statkraft a coutume de se référer : les Principes directeurs de l’OCDE à l’intention des entreprises multinationales, qui reposent pour bonne part sur les mêmes fondements. L’activité que nous développons dans plusieurs régions du monde nous vaut de nous trouver confrontés à des problèmes relevant de tous les domaines d’application de ces standards.

« Nos nouveaux projets en Turquie, en Albanie et au Laos se heurtent par exemple à une série de défis qui illustrent la nécessité de telles normes. Il peut s’agir du respect de l’environnement, de la relation à la population locale, de la transparence des procédures d’appel d’offres ou des conditions sanitaires et de sécurité sur les chantiers. Dans le même temps, ces questions nous ramènent à notre propre histoire, celle de Statkraft en Norvège », déclare Mme Groux Nürnberg.

Des règles plus spécifiquement applicables à nos grands projets

Par ailleurs, il existe un certain nombre de lignes directrices plus spécifiques, qui entrent davantage dans le détail des différentes phases traversées par nos grands projets de construction.

« Les principaux standards de ce type sont ceux élaborés par la Société financière internationale (une institution de la Banque mondiale) et par l’organisation professionnelle International Hydropower Association. Des règles concrètes ont été mises au point, concernant la manière dont doivent être appréhendées les conséquences sociales et environnementales des projets, l’accent étant mis sur la nécessité de réaliser des études d’impact fiables et des plans de compensation et d’amélioration clairs. »

Un bon point de départ

Mme Groux Nürnberg considère que ces standards et ces instruments d’évaluation fournissent à Statkraft un bon point de départ, lorsqu’il s’agit de s’engager dans des projets éco-responsables.

« Quand nous travaillons sur le système de décision en matière d’investissements de notre groupe, nous avons désormais le souci d’intégrer les attentes internationales à nos paramètres, afin de le rendre globalement lisible pour nos chefs de projets et pour les autres intervenants impliqués dans les nouvelles réalisations. Les pouvoirs publics ont de fortes aspirations en termes de responsabilité sociale des entreprises et de durabilité écologique, ainsi que le montre, notamment, le rapport du mois d’avril dernier sur les biens nationaux, qui consacrait une place importante à ce sujet. Ce texte demandait une fois de plus aux entreprises d’adhérer aux principes établis au plan international, avant de mettre en place leurs propres systèmes.

Ces standards internationaux étant fondés sur des principes universellement reconnus, ils sont un excellent moyen de favoriser la collaboration avec nos partenaires et toutes les instances concernées par le projet », explique Mme Rachel Groux Nürnberg.