Plus de 120 ans d'hydroélectricité

Construction de la centrale hydroélectrique de Glomfjord, Norvège

Construction de la centrale hydroélectrique de Glomfjord, Norvège

Les premières constructions de centrales hydroélectriques de Statkraft remontent à la fin du 19ème siècle, quand la puissance des chutes d'eau de la Norvège a pu être domptée.

1895

En 1895, l’Etat norvégien a acheté la chute d’eau de Paulenfoss dans le but de fournir de l’électricité au réseau ferroviaire. Cette acquisition marque le début de l’histoire de l’actuel Statkraft et le début d'une période intense d'achats de droits d'eau par le gouvernement, devenu en 1920 le plus grand propriétaire hydroélectrique d'Europe. 

Années 20

La construction dans les années 20 des centrales de Glomfjord, Nore et Hakavik était destinée à alimenter l’industrie, la ville d’Oslo et le rail. Plusieurs centaines de milliers de foyers norvégiens ont ainsi eu accès à une électricité abordable.

Afin de réguler le secteur et d’exploiter les centrales de l’Etat, est créée la NVE (Direction Nationale Norvégienne des Ressources en Eau et de l'Energie) par la fusion des administrations liées à l’eau et à l’énergie.

L'Après-guerre

La période d’après-guerre a constitué un renouveau pour l’hydroélectricité, symbole d’une Norvège moderne. Les ingénieurs de la NVE se sont lancés dans la construction d’aménagements pharaoniques tels que Tokke, Aura, Røssåga. Le développement hydroélectrique a constitué un levier industriel considérable pour l’Etat, favorisant le développement des industries électro-intensives comme l’aluminium.

En 1960, la NVE est restructurée en 4 départements dont un dédié à la production et au développement hydroélectrique, appelé Statkraftsverkene. Statkraft ne prendra son nom actuel qu’en 1985 lorsqu’elle sera totalement séparée de la NVE.

1974 - 1988

La construction de l’aménagement d’Ulla-Førre marque l’apogée du développement hydroélectrique en Norvège. Il est composé des plus grands barrages de Norvège, de 6 centrales totalisant 2100 MW et pouvant délivrer chaque année 4,5 TWh d’électricité au réseau de manière modulable.

1990

La Norvège est pionnière dans la libéralisation du secteur de l’électricité, concrétisée en 1990 avec la nouvelle loi sur l’Energie. En 1992, Statkraft devient une entreprise commerciale et ses activités liées au transport sont séparées : Statnett est créée. Depuis, Statkraft a acquis une expertise unique dans la gestion de l’énergie sur les marchés libéralisés.

2000

Avec la mise en service de centrales au Laos et au Népal, Statkraft s’ouvre à l’international. SN Power est établie pour exploiter ces centrales. Cette filiale est détenue en partenariat avec le fond norvégien pour les pays en voie de développement (Norfund). Les investissements se poursuivent dans les années 2000, en Amérique du Sud et en Asie notamment.

En 2007, deux centrales à gaz sont mises en service en Allemagne, et en 2008, un échange d’actifs majeur se concrétise avec E.ON. Plus de soixante centrales électriques et leurs 217 salariés sont intégrés en Allemagne, en Suède et au Royaume Uni, dont 54 centrales hydroélectriques.

Statkraft diversifie aussi ses technologies en investissant dans l’éolien notamment, avec la mise en service en 2002 de son premier parc : Smøla. Des projets éoliens naissent au Royaume-Uni et en Suède et prennent le large avec le parc off-shore de Sheringham Shoal (R-U), 317 MW, inauguré en 2012. 

Depuis 2010

Grâce au rachat de projets hydroélectriques en Turquie et en Albanie, Statkraft poursuit activement son développement à l’international. Les mises en service s’enchaînent en Turquie avec les centrales de Çakit (2010) et de Kargi (2015).

En 2015, Statkraft continue à investir massivement dans l’hydroélectricité avec la poursuite de son projet de Devoll en Albanie, ainsi que l’augmentation des prises de participations dans les producteurs sud-américains Pilmaquién au Chili et Desenvix au Brésil.

Les « ré-investissements » liés à la rénovation et au suréquipement des centrales scandinaves se poursuivent chaque année avec plus de 250 millions d'euros alloués en 2015.